Anne de Bourbon-ParmeAnne de Bourbon-Parme
Anne de Bourbon-Parme en 1991. Titre Épouse du prétendant au trône de Roumanie –
Anne de Bourbon, princesse de Parme (en roumain : Ana de Bourbon-Parma) est un membre de la branche de la maison de Bourbon ayant régné sur le duché de Parme, portant par son mariage le titre de courtoisie de « reine de Roumanie », née le dans le 16e arrondissement de Paris[1] en France[2] et morte le à Morges en Suisse[3]. Issue d'une branche cadette des Bourbon-Parme, elle est l'épouse de l'ancien roi Michel Ier de Roumanie. BiographieLa princesse Anne est la fille du prince René de Bourbon-Parme (1894-1962) et de la princesse Marguerite de Danemark (1895-1992). Descendant de Louis XIV, elle compte également, parmi ses ancêtres, le roi des Français Louis-Philippe Ier, par sa grand-mère maternelle, la princesse Marie d'Orléans. Ayant vingt-trois oncles et tantes du côté paternel, elle est, entre autres, la nièce de l'impératrice Zita d'Autriche, de la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg et du roi Ferdinand Ier de Bulgarie. La princesse passe son enfance en France. En 1939, lors de l'Occupation, sa famille se réfugie en Espagne puis au Portugal et enfin aux États-Unis d'Amérique. Elle étudie à la Parsons School of Design de New York de 1940 à 1943. Elle travaille également en tant que vendeuse aux grands magasins Macy's et Bloomingdale's[4]. En 1943, elle rejoint les Forces françaises libres (FFL), comme conductrice d'ambulance. Elle sert en Algérie, au Maroc, en Italie, au Luxembourg et en Allemagne, et reçoit la Croix de guerre[4]. En , Anne rencontre le roi Michel Ier lors du mariage de la princesse Élisabeth (future reine du Royaume-Uni) et de Philip Mountbatten, mais leur chemin s’interrompt provisoirement peu de temps après : le roi Michel repart pour la Roumanie où les communistes le forcent à abdiquer le suivant[5]. Anne et l'ex-roi Michel se marient peu après, le , à Athènes, en Grèce[5], à l'invitation du roi Paul Ier, oncle du roi déchu. Après leur mariage, ils ont vécu d'abord à la villa Sparta, près de Florence, en Italie, maison appartenant à la mère du roi, la reine-mère Hélène. En 1949, ils s’installent à Lausanne puis, en 1950, en Angleterre et finalement à Versoix, près de Genève, en Suisse, en 1956[4]. En 1992, Anne et son époux visitent la Roumanie pendant trois jours ; la « reine » se rend ainsi pour la première fois en Roumanie. De 1993 à 1997, en dépit des tentatives répétées, l'ex-roi n'est pas autorisé à entrer à nouveau en Roumanie. Pendant ces années, Anne, représentant son mari, vient dans le pays à plusieurs reprises. Après 1997, les restrictions sont levées et le gouvernement roumain met à disposition du couple le Palais Elisabeta. Les monarques récupèrent aussi certaines propriétés, dont les châteaux de Savarsin et de Peles[4]. Anne meurt le dans un hôpital de Morges, dans le canton de Vaud[6]. Le gouvernement de Roumanie déclare le comme journée de deuil national et le président Klaus Iohannis, de conviction monarchiste connue, présente ses condoléances à l'ex-roi Michel Ier. Les mêmes dispositions sont prises en Moldavie par le président Nicolae Timofti. Les hommages se déroulent en plusieurs étapes : le mardi , la dépouille de la « reine » est acheminée depuis la Suisse jusqu'au château de Peleș, ancienne résidence privée royale, pour une cérémonie militaire et religieuse ; le cercueil est ensuite ramené au palais royal de Bucarest, mercredi , où se déroule une brève cérémonie militaire et religieuse privée en présence des hiérarques de l'Église catholique et l'Église orthodoxe roumaine ; le cercueil est exposé dans la salle du trône où la population lui rend un dernier hommage le et le . Des funérailles nationales — présidées par Calinic Argatu, archevêque orthodoxe de Curtea de Argeș, et en présence de Ioan Robu, archevêque catholique de Bucarest — sont organisées au monastère de Curtea de Argeș qui abrite la nécropole des premiers rois de Roumanie[7]. L'ex-roi Michel Ier, lui-même très affaibli par la maladie, ne peut se rendre en Roumanie pour assister aux obsèques de son épouse[8] ; il est représenté par ses filles, la « princesse héritière » Margareta et son époux, le « prince » Radu, la « princesse » Elena et son fils, Nicolas, les « princesses » Sofia et Marie. DistinctionsFamilleEn 1948, Anne épouse le roi déchu Michel Ier de Roumanie (1921-2017). Le couple a cinq filles, dont quatre portent à titre de courtoisie le titre de « princesse » et le prédicat d'« altesse royale » :
Titulature
BibliographieBiographie d'Anne de Bourbon-Parme
Autres ouvrages traitant d'Anne de Bourbon-Parme
Articles de presse
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Notes et références
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