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Le château de Rhode-Saint-Pierre, aussi appelé château de Horst, est situé dans le Brabant flamand en Belgique (3220 Holsbeek). Avec les châteaux de Bouillon, de Beersel, de Corroy, de Gand, de Lavaux et de Vêves, il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de Belgique. Le château de Horst tient sa couleur verdâtre de la glauconite, une pierre argileuse.
Le dispositif défensif est évident mais il n’est que la succession, revue à la Renaissance, d’une place forte du Moyen Âge. Horst est en effet un des premiers châteaux du Brabant à avoir quitté in illo tempore ses habits médiévaux pour ceux d'une existence moins guerrière et versée vers un art de vivre courtisan, où se conjuguèrent beauté et harmonie.
Architecture
« La partie la plus ancienne est bien certainement cette grande tour dorée par le lichen… C'était la tour de refuge, le donjon. À ses barbacanes étroites et longues, à ses quatre gargouilles sculptées en forme de guivre, comme celles d'une cathédrale, aux traces de créneaux que vous apercevez sous le rebord du toit, vous reconnaissez le caractère purement militaire et féodal du XIIIe siècle. La vigie qui la surmonte, en forme de poivrière, est d'une époque postérieure. Là-bas, près de la porte d'entrée, les ruines de ces deux tours rondes qu'on nommait douves, parce qu'elles ressemblaient à des futailles, sont vraisemblablement contemporaines du donjon. Elles défendaient le pont-levis. Les autres bâtiments qui se replient en pentagone sont beaucoup moins anciens[1]… »
Un élément particulier fut utilisé dans la construction de ce château : la glauconite[2][source insuffisante] (souvent utilisée comme matériau de construction pour les églises et monuments en Flandre car rendant l'ensemble extrêmement dur et résistant).
La légende du château hanté
Les villageois disent[style à revoir] que le fantôme du seigneur de Rode revient tous les soirs à minuit dans un carrosse tiré par six chevaux sauvages qui, sortant du bois où se trouvent les ruines du pressoir, descend au grand galop l'avenue des tilleuls et entre, on ne sait par quelle magie, dans le donjon. Des lueurs sinistres brillent alors pendant un temps aux meurtrières de la tour avant que le carrosse ne repasse le pont-levis et retourne, aussi furtivement qu'il est venu, dans les ruines du pressoir.
L’âme du légendaire seigneur du XVe siècle ne pourrait trouver la paix pour avoir tué son chapelain.
La première prétend que le prêtre avait commencé la messe au château avant l’arrivée du seigneur, et ce dernier, furieux de son manque de respect, lui aurait tranché la gorge.
La seconde version dit que le dernier sire de Rhode aurait passé sa jeunesse dans les aventures des voyages lointains et serait, enfin, rentré dans le pays accompagné d'une jeune et jolie femme, épousée à l'étranger. Déjà âgé, son caractère sombre et chagrin l'avait rendu très sévère à l'égard de ses vassaux et fort jaloux de sa compagne; il prit ombrage de ses conversations avec le chapelain. Il advint qu'un jeune homme à la veille de se marier, fut condamné à être pendu pour délit de chasse. Sa fiancée, toute éplorée, demanda à la châtelaine son intervention auprès du seigneur, en faveur de son futur époux et celui-ci fut en effet gracié. Or, peu de temps après, le sire de Rhode, sa femme et le chapelain, se rendant en carrosse au château d'Hervelé, rencontrèrent une noce. L’épousée jeta son bouquet sur les genoux de la noble qui, émue, remercia le jeune couple de la main. Le vieux gentilhomme regarda sa fiancée avec surprise, ne comprenant rien à son trouble. Il ne savait pas et elle ne voulait pas lui dire qu'elle venait de voir, si heureux, était le manant qui avait été condamné à mort. Elle eût redouté que, par un geste de rancune, il ne se fût fait un plaisir de troubler la noce. Dans la crainte que le chapelain ne parlât, elle lui fit signe de se taire. Par malheur, son mari aperçut ce geste; tous ses soupçons lui surgirent à l'instant, à l'esprit et lui semblèrent confirmés. Fou de colère, il poignarda le malheureux prêtre qui tomba, frappé à mort dans le carrosse. À la vue de cette scène sanglante, la châtelaine s'évanouit. Quand elle rouvrit les yeux, elle était folle. Elle mourut peu de temps après. L'époux ne tarda pas à reconnaître sa fatale erreur et, poursuivi par d'horribles visions, passa le reste de sa vie dans la solitude et les remords. Il trépassa sans postérité.
Guillaume-Charles-Hubert, comte de Hemricourt de Grunne (de 1922 jusqu’à 1978)
Colette-Nathalie-Léonie-Françoise-Thérèse-Josèphe-Marie-Ghislaine, comtesse de Hemricourt de Grunne et le comte Cornet d'Elzius (à partir de 1978)
De nos jours
En octobre 2007, la comtesse de Hemricourt de Grunne a vendu le château avec 113 hectares de terre à la Région flamande.
Voir aussi
Bibliographie connexe
Het kasteel van Horst te Sint-Pieters-Rode : geschiedenis en beschrijving van het kasteel - Onze kunst - en oudheidkundige schatten. Het onbekende Brabant, Le Château de Horst à Rhode-Saint-Pierre - Nos richesses d'art et d'archéologie - Le Brabant ignoré, Éditeur Ad. Goemaere, Imprimeur du roi, 1950
Émile Poumon, Châteaux de Belgique, Office de Publicité, S. A., Éditeurs, Bruxelles, 1954
Chanoine Jean Cassart, de Lantwyjck, Essai d'une généalogie de cette famille du XVe au XVIIIe siècle, Brabantica, X, 1re partie, 1971, pp. 163-210.
Michel de Muyser, Crayon généalogique de la famille de Muyser[12], article paru dans Le Parchemin, no 250, juillet - août 1987, 52e année
Michel de Muyser Lantwyck, Autour du manoir Coeckelberghe à Vaalbeek, article paru dans Le Parchemin, no 430, juillet - août 2017, 82e année
↑Source : J.C. Brabant-C. Fonteyn, Temps Jadis, Armorial de Jodoigne et environs (1998) : de Lantwyck (van): famille chevaleresque qui descend de Jean de Rode dit de Lantwyck, sire de Horst, Seigneur de Vorselaer, Rethy, Blanden, qui épousa le 27-3-1292 Marguerite de Tervueren, bâtarde de Jean Ier de Brabant. On la retrouve dans la région de Hoegarde au XVIIe siècle et Jean de Lantwyck (†1667) acquit la Seigneurie de Genville à Saint-Remy-Geest en 1657.
↑Source: Voir P. Combaz et A. de Behault, « Le château de Horst à Rhode-Saint-Pierre », in: Annales de la Société royale d'archéologie de Bruxelles de Bruxelles, t. VI et VII (1892-1893).
↑Dernier seigneur de Horst, seigneur de Blanden (1388), seigneur de Vaalbeek (1394)
↑Monique Maillard-Luypaert, « Jean de Bourgogne, bâtard de Jean sans Peur, évêque de Cambrai de 1439 à 1480, in : La bâtardise et l'exercice du pouvoir en Europe du XIIIe au début du XVIe siècle (coll.) », Revue du Nord, Hors série N° 31, , p. 11-52 (lire en ligne [PDF])
↑En 1521, le château fut acheté par Gilles de Busleyden qui lui donna une partie de son aspect actuel.
↑Après 1605, le château fut modernisé par Olivier de Schoonhoven. Vers 1650, son héritière fut Marie-Anne van den Tympel.
↑Marie-Anne van den Tympel construisit en 1657 les dépendances transformées de nos jours en buvette. Cette personne fut aussi la dernière résidente des lieux.
↑Famille alliée aux Lantwyck à maintes reprises, ce qui leur a valu d'adjoindre leurs noms par Arrêté Royal du 14 déc. 1990.